Chikwangue

Yields: 6 Servings Difficulty: Medium Prep Time: 25 Hr Cook Time: 1 Hr 30 Mins Total Time: 26 Hr 30 Mins

Le Chikwangue encore appelé « kwánga » en lingala est un boudin de manioc fait à base de tubercules de manioc. Il fait partie des références culinaires en République Démocratique du Congo. Beaucoup de gens le confondent à notre  » bobolo » national. Bien qu’ils se ressemblent, la préparation n’est pas identique et pour dire vrai j’ai adoré la méthode de préparation du Chikwangue et je ferai désormais pareil pour le bâton de manioc de chez moi.

Pour la petite histoire, je déguste pour la première fois le Chikwangue au Gabon et je suis impressionnée par ce bâton qui s’attache étrangement comme le « Mintoumba » à la seule différence qu’il est blanc et non jaune. Ce qui me frappe encore le plus c’est son élasticité tout le contraire des bobolo qu’on nous vend avec plein de fibres. Et j’ai aimé, alors j’ai décidé d’aller à la conquête de ce boudin de manioc si élastique et sans fibres. J’ai par la suite fait des recherches sur comment on le préparait et je suis tombée sur cette méthode facile. Je pense que la méthode devrait aussi inspirer les personnes qui font dans la commercialisation du bâton de manioc au Cameroun. Il n’y a aucun mal à s’inspirer de ce qui est bien. La première étape d’extraction des fibres devrait énormément nous inspirer.

Ingredients

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Instructions

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  • Épluchez le manioc en enlevant complètement la peau. Vous pouvez le découper en gros morceaux ou le laisser entier si envie. Mettre ces morceaux dans l'eau et lavez correctement pour enlever toute trace de saleté.
  • Quand le manioc est bien propre, le mettre dans une grande casserole et ajoutez de l'eau tiède jusqu'à la hauteur du manioc. Refermez la casserole et laissez fermenter pendant 3 jours.
  • Après 3 jours de fermentation, retirez le manioc dans l'eau et le relavez plusieurs fois dans une autre eau propre.
  • Prendre une bassine remplie de moitié d'eau et y plonger une passoire. Émiettez le manioc à l'intérieur de la passoire pour enlever les fibres. Soulevez la passoire et dégagez toute l'eau de l'intérieur tout en mélangeant des mains. L'eau ayant disparu, il ne restera que des fibres dans la passoire. Retirez la passoire et restez uniquement avec l'eau de la bassine.
  • Disposez un sac en tissu dans un contenant creux et versez l'eau de la bassine à l'intérieur du sac. Bien nouer le sac et commencez à presser avec les mains pour extraire le maximum d'eau.
  • Après pressage des mains, disposez le sac bien fermé sur une surface plane et posez un objet lourd au-dessus pour laisser passer l'excédent d'eau. Laissez essorer toute une journée ou toute une nuit.
  • Le lendemain, lorsque le manioc a bien essoré, écrasez-le à la meule ou à la pierre pour une obtenir une pâte bien molle au toucher. Divisez la pâte écrasée en deux et mettre une moitié dans un autre contenant. Étalez l'autre moitié sur un tapis de cuisine propre.
  • Chauffez l'eau dans une casserole et cuire l'autre moitié pendant 5 minutes. tout en mélangeant. Prendre la pâte cuite et l'ajoutez à la pâte non cuite. Bien mélanger les 2 pâtes en pétrissant jusqu'à obtention d'une pâte homogène et très souple.
  • Prendre une petite portion de cette pâte pour former un boudin. Mettre le boudin dans des feuilles doublées et la lavées. Bien rabattre les feuilles sur le boudin et ficelez. Répétez l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.
  • Mettre un couvercle ou des nervures de feuilles de bananier au fond de la casserole avec juste un peu d'eau et disposez les boudins de manioc. Cuire 1 h à 1h30. Il est à noter que l'eau s'ajoute au fur et à mesure qu'elle tarit. Ne versez pas beaucoup d'eau tout d'un coup. Dégustez avec une sauce de votre choix !

Notes

  • Pour une fermentation plus rapide, vous pouvez saupoudrer après avoir mis de l'eau tiède, la  farine de manioc au-dessus puis recouvrir de feuilles le manioc avant de fermer hermétiquement la casserole..

2 commentaires

  1. Merci, pour ce partage. Suis de la côte d’ivoire et la (kwaga) ressemble à notre( placali/plat de gari). Seulement que, c’est la pâte de manioc lisse, qui se vend partout, sur tout les marchés, selon la quantité souhaitée.
    Puis, à la maison, l’on la trempe dans une quantité d’eau froide pour avoir une bouillie pas trop épaisse, ni trop liquide, qu’on tamise pour retenir les dernieres fibres. L’on pose, la marmite qui ira au feu, légèrement de biais, durant 5 à 7 minutes, le temps que le surplus d’eau- couleur jaune ou normale) remonte à la surface, l’écumer ( ne pas jetter cette eau, elle peut servir ).
    Mettre la marmite au feu et touiller doucement avec la spatule épaisse ( bois de placali) , le temps que la pâte commence à prendre e forme :il faudra malaxer, plus fort, à un moment donné, pour éviter les grumeaux, mais, généralement, un bon coup de brassage, et votre pâte est prête. La cuisson peut durer 15 à 20 minutes. Certains aiment la pâte ferme, d’autres plus molles, il faut dans ce derniers cas, rajouter, l’eau qu’on a écumé, elle permet de ramollir la pâte au feu. Puis à l’aide d’une louche mouillée, on fait des paquets. On peut aussi la mettre dans des contenants. Avec de la sauce Gombo frais ou sec, noix de palme (graines). Bon appetit.

    1. Coucou Kelida et merci pour ce magnifique partage. C’est le but de cette page, apprendre aussi des autres. Je n’hésiterai pas à tester la prochaine fois la recette que tu viens de me donner. Merci encore. Bises !

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